dimanche 8 janvier 2012
Prolongeons les fêtes...
Il parait que c'est la reprise, qu'il faut s'y remettre...n'en croyez rien, c'est un complot !
La preuve, il va encore y avoir des bulles sur la table !
On vous donne rendez le jeudi 26 janvier à 18h15 pour une dégustation à l'aveugle de vins effervescents ! Si avec ça on rigole pas...c'est à désespérer du Père Noël. je m'inscris (8€ ayant droit)
Pour économiser sur les "chaussettes" à bouteille on a acheté des foulards
En attendant cette effervescente dégustation, on vous souhaite à tous une merveilleuse année oenologique !
mercredi 28 décembre 2011
Compte rendu Côtes de Nuits
Bientôt la nouvelle année et les bonnes résolutions, alors pour moi se sera de ne plus être en retard sur les compte rendus de dégustation !… Un regard en arrière, donc, sur la dégustation de fin d’année consacrée aux merveilleux vins de la Côte de Nuits. Ce vignoble au socle calcaire s’épanouit le long de la N74 (oui, oui l’autoroute des vacances !) principalement sur des pentes Sud, Sud-Est et laisse la part belle au Pinot Noir, seul cépage utilisé pour les vins rouges de cette région. Morcelé en multiples parcelles (héritage des moines Cisterciens) et de nombreuses appellations (villages, premiers cru et grands crus), il offre une multitudes de choix pour l’amateur de bons vins et l’on retrouvera par exemple jusqu’à 60 producteurs sur les 50ha du célèbre Clos Vougeot ! De quoi en déboussoler plus d’un, alors voici 6 vins sélectionnés pour vous pour boucler en fanfare cette année de dégustation.
On commence en douceur par un Vosne Romanée 2008 du Domaine Grivot (38€). Le nez, très ouvert pour un vin aussi jeune,
est très caractéristique (le vin « pinote ») avec des arômes de cerise très marqués ainsi que des notes de réglisse. En
bouche, l’acidité est assez présente avec une certaine amertume en fin de bouche. Deux ou trois années de garde lui seront profitables mais attention à ce que les tanins déjà verts ne deviennent pas asséchants. On passe ensuite à un Chambole Musigny 1er cru 2000 du Domaine Gaentet Pansiot (56€). Le vin, ni collé, ni filtré présente un aspect trouble et développe des odeurs d’humus, de musc (côté animal) et de cerise noire. L’attaque est franche et la bouche bien équilibrée avec une magnifique longueur. Un beau vin avec 5 à 10 années devant lui !…et un excellent rapport qualité prix (le père noël a peut-être encore un peu de place dans sa hotte !).
Vient ensuite un Clos Vougeot 1er cru 2002 du Château de la Tour (100€). Le nez est fermé avec des notes
de bâton de réglisse et de Kirch. Les arômes sont plus évolués que les premiers vins. En bouche, les tanins sont asséchants avec moins d’enrobage que le vin précédent et beaucoup moins de longueur. Un vin sur le déclin, un peu décevant pour l’appellation.On poursuit avec un Nuits Saint Georges (cuvée des Corvées 1999) du Domaine Prieuré Roch (110€). Ce monopole (un seul producteur sur la parcelle) est d’une belle minéralité avec au nez un côté cuir, apporté par le brûlé de la barrique. La bouche par contre est décevante avec une acidité très marquée. Un vin qui d’après notre œnologue aurait un p
eu le « chapeau sur l’oreille »… A boire sans plus attendre !
Place ensuite à un Latricière Chambertin Grand Cru 2001 du Domaine Trapet (110€). Un nez complexe de cerise et de gibier s’associe à une bouche chaleureuse d’une belle longueur. Une des meilleures bouteilles de la soirée ! On finit avec une bouteille mythique, un Morey Saint Denis 1999 du célébrissime Clos de Tart (240€). Le nez est exubérant avec des notes de forêt noire, de cacao et de torréfaction (moka). Un nez résolument surprenant, à des lieues des autres vins dégustés. La bouche est moins opulente que le nez mais est également très originale. Un vin à part avec un prix… à part ! On vous laissera le soin de juger si le prix est justifié !
Voilà pour cette dernière dégustation de l’année, en espérant qu’elle vous aura donné satisfaction ! En attendant l’année prochaine, et une première dégustation « originale », tout le bureau vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année et bien sûr quelques beaux flacons au pied du sapin ! 
dimanche 27 novembre 2011
Côtes de Nuits
La fin d'année approche à grand pas et avec elle sa cohorte de présents plus ou moins avisés...dans ce brouhaha de caddies qui se frôlent, un instant de quiétude et d'émotion...notre dégustation de prestige annuelle.
C'est entre Corgoloin et Chenôve que nous allons trouver ce repos.
C'est en effet dans ces contrées que se concentrent les plus grands noms de la Bourgogne et sans exagération aucune, de la planète. On y traverse des appellations tout aussi réputées que Nuits Saint Georges, Vosne Romanée, Clos Vougeot, Morey Saint Denis, Gevrey Chambertin...
Rendez vous donc le Jeudi 15 Décembre à 18h15 pour commencer à finir cette année 2011.
Face à une offre pléthorique de grands vins dans cette région, nous avons fait un choix. Choisir c'est renoncer...alors cette sélection est forcement critiquable et forcement réductrice...mais ce qui est sûr c'est qu'elle est le fruit de notre passion et de nos envies. Si vous voulez venir partager ce moment de douceur, cliquez ici (comme de tradition, priorité aux plus assidus de l'année)
Pour vous mettre les papilles en émoi, voici la liste des vins de la soirée :
- Vosne Romanée, Domaine Grivot - 2008
- Chambolle Musigny 1er Cru, Domaine Geantet Pansiot - 2000
- Clos Vougeot Grand Cru, Château de la Tour - 2002
- Nuits Saint Georges, Prieuré Roch Clos des Corées - 1999
- Latricières Chambertin Grand Cru- Domaine Trapet - 2001
- Pour finir, un vin d'anthologie, au sud de Morey-Saint-Denis, le fameux Clos de Tart, 1999
vendredi 25 novembre 2011
Compte rendu match moelleux/foie gras
Pour se préparer aux fêtes de fin d’année, voici donc quelques idées d’association entre le foie gras et
les vins liquoreux. Accord traditionnel certes mais présentant une multitude de facettes dont voici un petit aperçu. Tour de France au programme avec révision des principaux cépages blancs hexagonaux... Pour commencer la soirée, un petit rappel des différentes méthodes d’élaboration d’un vin moelleux (passerillage, botrytis, cryo-extraction, vins de glace...) dont toutes ont pour but de dessécher le raisin (ou d’éliminer l’eau des grains en la gelant), généralement surmûri (vendanges tardives), pour n’en garder que la substantifique moelle ! Place donc à la dégustation, avec pour accompagner les vins deux foies gras. Le premier cuit au sel et aromatisé au poivre et le second mi-cuit et donc plus classique.
On commence par un Vouvray (Loire), cuvée Le Bouchet de François Chidaine 2007. Ce 100% Chenin, d’une couleur jaune pâle, offre des arômes de d’agrumes (zeste), de foin coupé (caractéristique du cépage) ainsi qu’une pointe minérale (cendre). L’attaque en bouche est vive (demi-sec) et le vin tendu par l’acidité. Un peu fermé, le vin est sur la retenue. Son acidité contrebalançant le gras du foie est cependant assez intéressante notamment avec le foie cuit au sel.
On part ensuite en Alsace avec la cuvée Sonnenglanz 2007 de chez Trapet. On est là sur un Pinot Gris
aux arômes de tisane (tilleul), de pomme cuite et de miel. Le côté miel de tilleul est encore plus présent en bouche mais l’ensemble manque d’acidité et
donc de tonicité. Toujours en Alsace, on poursuit avec un Gewurtzstramminer Vendanges Tardives 2007 du Domaine Haegi (on apprend au passage que le Gewurtz est un cépage de la même famille que le Savagnin, cépage roi du Jura voisin !). Le côté litchi et chamonix est très marqué, avec en filigrane des notes de rose. La bouche est tenue par une belle acidité même si l’ensemble est un peu rustique. L’accord de ces deux vins, beaucoup plus aromatiques, avec le foie gras est également intéressant mais plus sur une association sucré (fruité) / salé.
Place ensuite à la star de la soirée avec un Clos Haut Peyraguet 2007 (excellente année à Sauternes).
Avec 125g de sucre résiduel, ce 100% Sémillon (ou presque) développe un nez complexe de fruits secs (raisin, figolu) et confits (kumquat) ainsi que des notes de brioche et de vanille apportées par un élevage en barrique très bien maîtrisé. La bouche est complexe avec un gras enrobant et un équilibre parfait entre acidité, alcool et sucrosité. Le vin s’apprécie par lui même (superbe longueur) et le foie gras devient secondaire ! Dommage que son prix soit moins anecdotique (45€ contre environ 20€ pour tous les autres vins de la soirée) mais bon il vaut quand même le détour !
Pas facile pour le régional de l’étape, la cuvée Renaissance 2008 du dom
aine Rotier (Gaillac), de passer après le Haut Peyraguet... Issu d’un cépage local (Loin de l’oeil) et avec 165g de sucre résiduel c’est une véritable liqueur. Le nez évoque les fruits surmûris (pomme cuite, coing, abricot) mais la bouche très grasse manque cruellement d’acidité. L’accord sur le foie est ici moins évident (trop de lourdeur) sauf pour les amateurs (ou amatrices) de vins (très) sucrés !...
On
finit avec un Jurançon (le meilleur moelleux de France pour Robert, mais de l’Univers pour votre humble serviteur...) du Domaine Lapeyre, Cuvée La Magendia 2006. Le nez, un peu fermé, est typique du Petit Manseng, avec des notes d’ananas confit, de réglisse ainsi qu’un côté caramélisé assez marqué. La bouche est équilibrée, tenue par l’acidité. Un vin savoureux et élégant (un Béarnais quoi!) même si on l’attendait un peu plus exhubérant... Beau final pour cette belle soirée et grand merci à Frédéric pour l’organisation !
dimanche 6 novembre 2011
L'accord Parfait
Une des raisons d'être de notre section est aussi de trouver les meilleures associations mets / vins.
A l'approche des fêtes de fin d'année, Frédéric (pas le trésorier, mais un de nos membres les plus actifs) a eu la merveilleuse idée de nous proposer un petit tour de France des vins moelleux accompagnés de foie gras de différentes cuissons ! Après ça nous serons au top pour préparer la meilleure association lors du repas de Noël (si tenté que vous aimiez le foie et Nöel, ça va de soit).
Pour affiner votre selection, nous vous convions donc à notre dégustation "Le tour de France des Moelleux" le jeudi 24 Novembre à 18h15. Je m'inscris (ayant droit 12 €)
J'entends déjà poindre la critique :-). Les Moelleux et le foie gras s'est depassé ! Ce n'est pas grave, on revendique le coté classique et traditionnel de la chose, surtout lorsqu'il est supporté par des principes organoleptiques éprouvés.
Les experts nous proposeraient certainement un vieux champagne, ou un porto vintage avec du foie gras chaud...mais nous n'avons pas de foie gras chaud...
Les cuisiniers avertis se delecteraient d'un hermitage rouge accompagné d'un Pot-au-feu de foie gras aux truffes...mais nous n'avons pas les moyens d'acheter des truffes!
C'est donc en toute tranquilité, en caressant le canard dans le sens du poil, que nous gouterons :
On compte sur vous pour venir mettre votre gout à l'épreuve!
dimanche 23 octobre 2011
Riesling et Riesling
Perdre de si peu...on se prend à regretter une belle volée...bon faut quand même faire le compte rendu...
On nous avait prévenu, les riesling allemands et français sont très différents! Quelle vérité!
Avant de parler plus en détail de cette dégustation, une petite mise au point s'impose. La dégustation a été organisée par Frédéric, notre trésorier. Vous savez, celui qui répète inlassablement "oui, 10 euros", "les chèques à l'ordre de CE astrium" (au fait, il préfère les chèques aux espèces). Bien protégé derrière sa caisse en fer, il veille au bon compte de la section. En bon amateur de vin a
lsacien, il a patiemment sélectionné et cherché les vins que nous avons dégusté. Voilà, ce paragraphe est entièrement dédié à Laura :-)
Revenons donc à notre pétrole. Oui au pétrole, arôme caractéristique de ce cépage ; le terme plus savant étant empyreumatique. Autant être clair, on l'a pas trouvé, ou très peu. Nos vins, de hautes volées, ont montré une complexité certaine, cachant certainement ce stéréotype olfactif.
Nous avons pris le parti de commencer la dégustation par les Riesling Allemand, globalement plus jeunes, même si leur taux de sucre résiduel s'avère plus élevés (spécialité allemande, où les vins dit "secs" (Troken) ont toujours une quantité non négligeable de sucre résiduel - jusqu'a 8g/l). On aurait peut être dû faire l'inverse, en respectant les classiques de la dégustation : le sucre à la fin. Une bonne raison de recommencer bientot ! :-)
Nous avons donc commencé par le Weingut Maximin Grünhaus - C. von Schubert Grünhaus Abtsberg Riesling Qba Trocken Alte Reben 2010. Une robe paille et un nez franchement sur les agrumes (pamplemousse), des pointes citronnées. En bouche c'est vif et porté par l'acidité. Bien structuré, le sucre arrondit l'ensemble. On aura tous noté le petit residu de CO2 (le coté piquant de la chose). 17€ la bouteille.
On continue dans le Palatinat avec le Weingut Knipser Halbstück Riesling Reserve Spätlese trocken 2004. Du haut de ses 7 ans, la robe est marquée par des reflets dorés. Le nez s'avère plus doux que le précédent, il reste intense, des zestes d'agrumes mais aussi des pointes de fruits exotiques. La bouche est plus "minérale", ça reste vif et tendu, toujours porté par l'acidité. Quelques crevettes thaï ou une sauce safranée devrait le sublimer. 18€. 7 à 8 quand même....c'est ralant
Dernier vin allemand avec Weingut Knipser Dirmsteiner Mandelpfad Himmelsrech GG Riesling Trocken 2002. Deux ans de plus que son prédécesseur, la robe est franchement dorée. Le nez est plus épicé (safran), des notes de miels, de cire, et des effluves florales. La bouche est bien ronde et longue, quelques traces de gingembre en fin de bouche. Ici aussi, un beau crustacé dans son jus bien réduit devrait dévoiler tout le potentiel de ce vin. 29€.
Traversons donc le Rhin pour voir de l'autre coté ce qu'on y fait...on commence par Kreydenweiss Grand Cru Wiebelsberg 2007. Une robe légèrement dorée, le nez plus mentholé, compoté. On retrouve en bouche la pomme à l'eau de vie (calva?). C'est riche et délicat. La sucrosité bien moins présente s'harmonise parfaitement à l'acidité. 23€. Quel match ce Trinh-Duc quand même.
On poursuit avec Zind-Humbrecht - Rangen de Thann Clos-Saint-Urbain Grand Cru 2005. Un des meilleurs vins de ce célèbre domaine. Là aussi la robe est légèrement dorée. Le nez très floral (genet) et des notes de peau de clémentines (pas de mandarines hein !). La bouche est parfaitement équilibrée d'une longueur remarquable. Il y a une cohérence parfaite acidité/sucrosité. un grand vin, y a pas de doute. Ah oui...58€.
Pour finir, on goute le vin de M.Deiss, le Grand cru Altenberg 1998. Ce vin, le plus "vieux" de la soirée est le plus "or" de tous. Magnifique robe. Le nez est très différent : Marrons glacés, oxydé, orange. En bouche on est plus sur le caramel. Comment trouver ce Riesling dans une dégustation à l'aveugle ?! 40€. On sait pas fait voler une pénalité à 5mn de la fin aussi ?
Quelle belle dégustation ! Les différences d'arômes des deux cotés du Rhin, pour un même cépage, sont tout simplement remarquables. On gardera peut être, en simplifiant grandement, le coté dissocié "sucre / acidité" pour les vins allemands et plus de cohérence et de délicatesse coté français. Aucun chauvinisme dans ce jugement, il va de soit.
Allez, c'est sûr, dans 4 ans en Angleterre, elle est pour nous :-)
dimanche 2 octobre 2011
Harald Schumacher - Patrick Battiston
Aujourd'hui nous allons essayer de refermer une plaie ouverte le 8 Juillet 1982 sur le stade Sanchez Pizjuan de Séville. Oui, n'ayons pas peur des mots, nous allons nous réconcilier avec l' Allemagne, même si ce jour là elle nous a volé notre première étoile.
C'est le vin et plus principalement le Riesling qui va nous y aider. Faisons donc place belle à l'Alsace, la Moselle, la Sarre et au Palatinat :-)
Rendez vous le jeudi 20 Octobre à 18h10 pour signer le traité ! Je m'inscris (ayant droit : 10€)
- il reste encore quelques places !! -
Frédéric, notre trésorier, est un fin connaisseur de la région (un peu moins de Platini, mais bon...), il a méticuleusement choisi, depuis des mois, les vins de la soirée. Ca devrait flatter nos papilles. Merci Fred !
C'est en fait le long du Rhin et de la Moselle que se concentre la production
Dans le désordre, nous goûterons donc
Coté Schumacher :
Weingut Maximin Grünhaus - C. von Schubert Grünhaus Abtsberg Riesling Qba Trocken Alte Reben 2010
Le domaine Maximin Grünhaus, dirigé par Carl von Schubert, dispose d’un vignoble de trente-trois hectares d’un seul tenant, en situation de monopole dans la Sarre. Ce fabuleux terroir divisé en trois crus : le Herrenberg (dix-neuf hectares), l’Abtsberg (quatorze hectares) et le Bruderberg (un hectare), est conduit en viticulture biologique. Avec des vins racés et précis, le domaine s’inscrit parmi l’élite des producteurs d’outre-rhin.
Carl von Schubert dispose de quelques vignes âgées de plus 80 ans, qu’il vinifie à part, en sec, pour sa cuvée Alte Reben.
- Weingut Knipser Dirmsteiner Mandelpfad Himmelsrech GG Riesling Trocken 2002
Le domaine Knipser est basé à Laumersheim dans la région du Palatinat. La propriété s’étend sur une quarantaine d’hectares et se compose aussi bien de riesling, que de pinot noir ou encore de sauvignon gris. Ayant la chance de cultiver de grands terroirs, en bio, dont quelques-uns classés en grand cru (Großes Gewächs), le domaine réalise des vins secs, au grand potentiel de garde.
Sur la commune de Dirmstein, la famille Knipser possède quelques vignes de riesling sur le grand cru de Mandelpfad, sur le lieu-dit Himmelsrech. Le domaine pratique une culture avec une approche biologique et récolte l’ensemble des raisins à la main. Arrivés au chai, les raisins sont placés en cuves inox pour la vinification et l’élevage, avec un contrôle des températures.
Nous avons pu obtenir quelques bouteilles du riesling trocken 2002, aujourd’hui ouvert et expressif.
- Weingut Knipser Halbstück Riesling Reserve Spätlese trocken 2004
Le domaine Knipser produit cette cuvée de riesling Reserve Halbstück à partir de vieilles vignes plantées sur différents vignobles, aux sols argilo-calcaires, autour du domaine, dont le cru de Steinbuckel. Les raisins sont récoltés manuellement. Le vin est vinifié en foudres de 600 litres puis élevé six mois. Le vin est conservé cinq ans en cave avant sa commercialisation (donnant son nom Réserve).
Petit lexique des vins allemands :![075chumacDM_468x634[1]](http://storage.canalblog.com/20/65/526297/68787320_p.jpg)
-Trocken : vins vinifiés en sec avec très peu de sucres résiduels.
-Kabinett : vins généralement secs ou demi-secs, très agréables, fruités, qui demandent la plupart du temps trois ans avant de s’ouvrir complètement.
-Spätlese : les raisins ont été vendangés plus tardivement avec des degrés de maturité plus importants. Ces vins se dégustent après cinq à dix ans de garde.
-Auslese :il s’agit d’une sélection de raisins et de grappes cueillis en surmaturité. Les vins dévoilent toute leur noblesse au bout de dix ou quinze ans.
-Beerenauslese : raisins atteints par la pourriture noble ou récoltés en surmaturité, triés grappe par grappe et grain par grain.
-Trockenbeerenauslese : raisins atteints uniquement par la pourriture noble, triés grappe par grappe et grain par grain.
Coté Battiston :
Domaine classé **** chez Bettane & Desseauve, il est aujourd'hui incontournable. Adepte de la complantation (plantation de plusieurs cépages cote à cote, comme fait ancestralement dans la région), il avance tranquillement dans cette démarche, avec pour finalité, des vins convaincants, complexes, dotés d'une intensité de saveur merveilleuse et d'un équilibre incroyable. Une harmonie entre les cépages qui se fait naturellement, sans éprouvette, à la cave, loin de tout calcul savant. Cela reste un peu déroutant pour le consommateur mais le résultat est magnifique. Jean-Michel Deiss, vigneron exigeant et novateur, est un « terroiriste » du vin. Il lutte contre la conception alsacienne mettant en avant les cépages au détriment des terroirs.
Zind-Humbrecht | Riesling | Rangen de Thann Clos-Saint-Urbain Grand Cru 2005
Le seul domaine classé ***** par B&D. Adepte de la bioynamie dont il est devenu le chef de file incontesté, Olivier Humbrecht développe sa sciencesur le Rangen, le Brand et le Clos Windsbuhl. Grand voyageur, ami de tous les grands producteurs du monde, Olivier Humbrecht a placé le domaine à un haut niveau. Le déménagement dans une cave immense à Turckheim a encore fait progresser la qualité. Conscient de l'impasse provoquée par l'augmentation de la maturité des raisins et de son corollaire, la montée des sucres résiduels, le vigneron est revenu vers des vins plus secs, gardant leur forte personnalité avec une extraordinaire concentration. Comme tous les grands Alsace, ils prennent leur dimension après quelques années de garde.
Le Grand Cru Rangen est pour Olivier Humbrecht de loin le plus difficile à travailler. Même son cheval de trait refuse de grimper les parties les plus raides et n’accepte que de descendre, ce qui oblige à utiliser un treuil pour labourer les vignes en remontant la pente pour éviter l’érosion des sols.
Un domaine moins connu que ces deux illustres prédécesseurs, les deux fils de Marc Kreydenweiss travaillent également en biodynamie pour produire depuis 2004 des vins brillants. L'effort qualitatif entrepris est récompensé aujourd'hui...avec il est vrai un impact certain sur le prix des bouteilles.
va falloir qu'ils soient au top ces Riesling...
samedi 1 octobre 2011
Compte rendu dégustation Aix en Provence
Les vacances commencent déjà à être loin mais pour se consoler voilà la dégustation de rentrée... Une dégustation qui commence par un gros doute puisque Robert, en pleines vendanges, a failli nous oublier ! mais tout va bien, notre oenologue préféré arrive dans les temps pour débuter une soirée dédiée à l’appellation « Coteaux d’Aix en Provence ». On oublie les rosés (qui représentent cependant 55% de l’appellation) pour se consacrer aux rouges. Des vallées Varoises aux contreforts de la Montagne Sainte Victoire on retrouve bien sur les cépages méditerranéens comme le Grenache noir (cépage roi de la région), la
Syrah, le Cinsault et le Mourvèdre mais aussi le Cabernet Sauvignon (limité à 20%). Les sols caillouteux (argilo-calcaires), le climat méditerranéen et le mistral malmènent la vigne pour faire des vins robustes au parfum de garrigue...
On débute par la cuvée Coup de Foudre 2007 du domaine Val de Caire (80% Syrah et 20% Cabernet Sauvignon). C’est un vin plein de fraîcheur, 
aux arômes de cerise, d’épices, de torréfaction (élevage en barrique) et de caramel (après aération). En bouche, la sensation de fraîcheur est confirmée avec un côté tonique et une matière intéressante. La finale un peu accrocheuse devrait s’arranger avec le temps. A 8.5€ c’est un excellent vin même pour après les vacances !
On passe ensuite au Grand Rouge (Grenache, Syrah et Cabernet Sauvignon) du Château Revellete avec un comparatif des millésimes 2006 et 2007. Les deux vins sont totalement différents. Le 2007, exubérant, a un nez complexe (réglisse, vanille, épices, griottes), une belle mâche et une bouche très équilibrée. Le 2006, à un nez plus discret et surtout plus animal. La bouche est plus charpentée mais avec moins de chair que le 2007. C’est un vin de garde, plus austère, avec un style proche de Chateauneuf. Pour 19€, ce sont là encore deux belles bouteilles.
Le vin suivant est le millésime 2004 du Domaine des Béates. Le nez, confituré, évoque les fruits noirs (myrtille et mûre). Le vin est rond, pas très vif avec des tanins enrobés. Ce n’est pas le vin le plus intéressant mais c’est un vin (dixit Robert) "confortable" et à boire sans se prendre la tête (15€).
On fait ensuite une infidélité à l’appellation avec le millésime 2000 du Domaine de Trevallon (VdP des Bouches du Rhône). Le nez est très complexe avec des not
es fugaces de truffe à l’ouverture, des arômes de venaison et le côté végétal (poivron rouge) du Cabernet Sauvignon. La bouche, toute en finesse, est difficile à apprécier après les vins robustes dégustés juste avant. Un vin décalé, déconcertant mais pas dénué d’intérêt. Dommage qu’il coûte 51€ !...
On termine avec la cuvée Les collines 2001 du Château de Vignelaure (VdP des coteaux du Verdon). Le nez est essentiellement marqué par le chocolat amer. L’attaque est douce et la bouche policée. Ce vin, bien fait, reste « jeune » malgré ses 10 ans d’âge. A 35€, c’est une belle bouteille.
En résumé, une dégustation homogène et de belle qualité qui nous aura permis de prolonger nos vacances avec des senteurs de Provence ! Merci au Président qui a ramené les vins de ses vacances et à Robert qui a interrompu les vendanges pour nous consacrer un peu de son temps. Rendez-vous au mois prochain pour une dégustation « Franco-Allemande »...
mercredi 28 septembre 2011
Repas Dégustation
Après plusieurs tentatives infructueuses, nous avons réussi ! Dire que sans Robert Lala, nous n'y serions pas arrivés est un euphémisme ; merci donc Robert pour ton support précieux.
C'est en effet hors d'Astrium que nous allons poser nos verres. Nous serons accueilli le mercredi 21 mars 2012 (oui oui, l'an prochain, mais les places sont chères !!) au lycée hotelier de Toulouse.
Le concept est simple. Les éleves cuisiniers nous concoctent un repas comprenant, une mise en bouche, une entrée, deux plats et un dessert, nous nous chargeons d'accomoder les vins...ça devrait le faire !
...et tout cela pour 40 à 45 € !! Si vous êtes interessés, cliquez vite ici , il n'y a que 40 places ! (priorité aux plus assidus de la section en cas de surallocation)
Nous vous demanderons le reglèment à l'avance (non remboursable) pour assurer une reservation ferme et définitive ! on reviendra vers vous pour cela.
mardi 16 août 2011
tsss tsss tsss fait la cigale
Pour garder encore un peu la tête dans les souvenirs d'été nous reprenons nos dégustations en faisant une petite visite à l'appellation Coteaux d'Aix en Provence.
Entre Durance et Etang de Berre, l'appelation AOC couvre 4178 Ha
Cette dégustation ne fera pas la part belle au 80% de la production de cette appellation, les vins rosés (vous en avez assez bu ces vacances!), mais sur une production beaucoup plus réduite, les vins rouges.
Pour retrouver les senteurs de la garrigues, rendez vous le Jeudi 29 Septembre à 18h15 - Je m'inscris (ayant droit : 10€)
C'est donc autour de 6 vins rouges que nous allons remettre en jambes nos papilles gustatives.
Nous commencerons par un domaine, certainement inconnu de tous, mais dont il se dit le plus grand bien dans la région (repertorié chez les cavistes locaux et cité par les domaines plus connus comme un petit qui monte...). Domaine Val de Caire, coup de foudre, 2007- Persévérance et talent ont permis à Guillaume Renier (fils du peintre provençal Yves Renier) de produire un vin de qualité à un prix doux. Situé dans le centre de l'appellation, sur la commune de Rognes, il met à profit ces 13 ans d'expérience auprès des viticulteurs plus réputés de la région.
Domaine Les béates, 2004 - Proche géographiquement du domaine précédent, sur la commune de Lambesc, ce vignoble appartient à la maison Chapoutier. Les vins sont produits en collaboration avec les propriétaires historiques, la famille Terrat. Ambition et investissement ont permis au domaine d'être un des meilleurs de l'appellation.
Chateau Revelette (photo de gauche), Le Grand Rouge, 2006, puis 2007. Certainement le meilleur domaine de la région. Située à Jouques, sur la partie la plus à l'est de l'appellation ce domaine bénéficie de conditions climatiques particulières. Les vignes sont en altitude (300m) et sont protégées par la sainte victoire des entrées maritimes. Peter Fisher officie avec rigueur et passion. Intarissable sur la région et son domaine, la visite est un vrai plaisir. Il produit d'autres cuvées dont une cuvée originale "PUR" (Produit Uniquement du Raisin), à base de grenache qui en dérouterait plus d'un à l'aveugle !
A quelques kilomètres de là, le Chateau Vignelaure, les collines, 2001. Le même terroir que précédemment, mais un vin si différent. Ce château, le plus connu de la région, est l'oeuvre de Georges Brunet. Ancien propriétaire du grand cru classé du médoc "La Lagune", M. Brunet importe dans les années 1970 le savoir faire bordelais dans la région...et avec lui, les cépages : cabernet sauvignon et Merlot. Il produit alors des vins magnifiques qui combleront les plus grandes tables. A son départ, le château va perdre son aura et les propriétaires successifs, peu enclin aux efforts que demandent la vigne vont faire perdre son prestige au domaine. Depuis la fin des années 90, un
nouveau propriétaire (suédois), passionné (et riche) s'est entouré de gens de talent pour redorer le blason perdu. C'est un succès. Le renouveau est en marche et aujourd'hui Château Vignelaure retrouve son rang. A tant que faire bordelais... j'ai sélectionné (après longue discussion) une cuvée confidentielle du domaine, vieilli 10 ans au domaine...Pour l'anecdote, si vous êtes amateur d'art, visitez donc les caves du château...Cartier Bresson, César...(photo de droite)
Pour finir, nous avons fait une entorce au thème de la dégustation, puisque nous avons selectionné le sulfureux "Domaine Trevallon", 2001. Sur le versant nord des Alpilles, du coté des Beaux de Provence se niche les vignes du domaine. Eloi et Floriane Dürrbach produise un vin de pays que le gotta oenophile s'arrache. Difficile de passer à coté et de voir, ou plutôt, de sentir, par nous même ce qu'il en est.











